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Les affiches de France Nature Environnement (FNE) et les nouveaux Tartuffe. Cachez cette pollution que je ne saurais voir.

mercredi 16 février 2011, par Gérard Borvon

Ils y vont tous de leur couplet les représentants des lobbies bretons de l’agroalimentaire, président du Conseil Régional en tête. La Bretagne serait "salie" par les affiches de FNE.

Surtout ne pas parler des nitrates au robinet, des pesticides dans l’eau et l’air, des algues vertes sur les plages, des huitres et coquillages empoisonnés... Toujours et encore l’Omerta.

Pourtant nous viennent de toute part, en Bretagne, les témoignages de satisfaction de celles et ceux qui approuvent le fait que, enfin, la vérité soit dite.

Cet affichage se fera dans le métro parisien ? Il aurait eu sa place dans le métro Rennais et sur les panneaux de nos villes. Hélas, l’expérience montre que chez nous, des initiatives bien plus modestes se traduisent par des "chasses à l’écolo" et des menaces de mort sur les routes et les murs des locaux associatifs.



Souvenirs, souvenirs....

A l’annonce de sanctions européennes pour pollution des rivières bretonnes par les nitrates, le lobby de l’agriculture industrielle avait choisi, lui aussi, de s’afficher !

Leur cible : les associations de protections de l’environnement.

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Sur la piste des casseurs.01

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Sur la piste des casseurs.02

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Le local de ERB saccagé.

On ne se souvient pas des protestations de Jean-Yves Le Drian au moment où ces agressions contre "Eau et Rivières de Bretagne", association membre de FNE, ont eu lieu !


Qui ternit vraiment l’image de la Bretagne ?

15 février 2011

La campagne d’affichage initiée par France Nature Environnement (FNE) marque le ras le bol de décisions politiques d’encouragement à un système productiviste sans limite bien au delà de la région bretonne. Si l’image de la région est ternie, c’est bien parce que les plans successifs très coûteux pour la reconquête de la qualité de l’eau en Bretagne ont en partie échoué.

La campagne de FNE dénonce certaines « politiques » qui imposent à marche forcée un développement de l’agriculture contraire aux attentes de la société, des consommateurs, des contribuables et des agriculteurs respectueux de l’environnement, ou encore des jeunes, nombreux, qui souhaitent entrer dans le métier, mais dont les portes sont de plus en plus fermées.

Le PAAR (plan agricole et agroalimentaire régional) piloté par le préfet de région va encore une nouvelle fois aggraver cette tendance. Il prévoit en effet l’accompagnement vers la sortie des petits et moyens éleveurs endettés et la concentration des élevages plus importants. Ce plan agricole n’est que la déclinaison de l’amendement Le Fur.

Au moment où s’élabore la nouvelle PAC pour la période 2014-2020 et où la région Bretagne ouvre le dialogue avec la société dans le prolongement de ce qu’a entamé le nouveau commissaire européen à l’agriculture Dacian Ciolos, le moment est venu de trouver un espace de dialogue pour écrire un nouveau contrat avec la société.

Pour que ce contrat puisse s’élaborer, la région Bretagne doit construire une politique agricole, d’aménagement du territoire et de l’emploi et non une politique agricole au service de l’agroalimentaire et du marché mondial non rémunérateur.

Europe Ecologie –Les Verts et ses élu-e-s au Conseil régional de Bretagne.


Refusons la censure.

Le Drian a décidé de censurer FNE en portant plainte contre l’association.

Ce sont toutes les associations bretonnes adhérentes de FNE qu’il veut faire taire. Elles doivent réagir.



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La plainte que Le Drian n’a pas portée : celle qu’ont déposé les associations

, dont S-eau-S, contre la mise en danger de la vie d’autrui.

Pourtant :

Les algues vertes peuvent tuer !


Le ridicule ne tuera pas Le Drian

Finalement les affiches portant sur les algues vertes n’ont pas été publiées dans le métro. La Censure a été efficace.

Du coup, Le Drian porte plainte contre des affiches que personne n’aura vues sur les murs. Des affiches fantômes.

Par contre elles auront été largement diffusées dans les journaux. En particulier les journaux bretons. Il ne reste plus à Le Drian qu’à porter plainte contre "Ouest-France" et "Le Télégramme". Chiche ?


Quand FNE casse la baraque de Le Drian.

250 000 €. C’est le prix que nous a coûté le nouveau gadget de Le Drian : sa marque Bretagne. On est les meilleurs, voulait-il faire savoir à la Planète entière.

Mais les meilleurs pour la pollution par les nitrates des lisiers et les pesticides des épandages, cela il l’avait oublié.

L’affiche sur laquelle Le Drian aurait dû apposer sa marque s’il avait eu vraiment envie de défendre la Bretagne .


Soutien à FNE


voir aussi :

Plainte contre FNE : Le Drian, arrête tes salades !


Eau et Rivières réagit à la plainte de Le Drian

Monsieur Jean-Yves LE DRIAN
Président du Conseil Régional

le 17 février 2011

Objet : FNE – Campagne « marées vertes »

Monsieur le Président,

Vous avez annoncé la décision du Conseil Régional de Bretagne d’assigner en justice
France Nature Environnement au sujet de l’affiche « marée verte » diffusée ces derniers
jours.

Notre association déplore cette décision, comme nous avons regretté en leur temps
(cf motion AG 2009) les réactions à l’émission Thalassa du printemps 2009.

Que les plages envahies d’algues vertes pénalisent l’économie touristique depuis des
décennies, c’est une réalité que personne de sérieux ne conteste. Mais ce n’est pas l’image
donnée par cette campagne qui est en soi critiquable. Le vrai problème toujours non réglé ,
c’est la réalité de ces marées vertes qui, par exemple pour les Côtes d’Armor, ont déjà
coûté aux contribuables plus de 5 millions d’euros de frais de ramassage !

Cette situation
résulte directement des orientations de la politique agricole mise en oeuvre en Bretagne,
cogérée entre l’Etat et les organisations professionnelles, qui ont privilégié un modèle
intensif. La responsabilité de ce modèle sur la dégradation de l’écosystème côtier ne fait plus
de doute au sein de la communauté scientifique.

Si le Conseil Régional de Bretagne doit engager ses finances pour des actions en
justice dans ce dossier des marées vertes, il doit les mobiliser prioritairement pour éviter les
reculs de la règlementation environnementale introduits par l’amendement de Monsieur LE
FUR dans la loi de modernisation de l’agriculture.

Vous savez que le décret signé le 17 janvier dernier par le Premier Ministre, permet
de concentrer davantage les élevages intensifs et d’augmenter les cheptels, y compris sur
les bassins à algues vertes, sans étude d’impact environnementale, sans enquête publique,
sans avis des conseils municipaux !

Nous vous demandons donc d’engager auprès du Conseil d’Etat un recours en
annulation de ce décret, comme vient de le faire notre association. Ce sera, au-delà de tous
les discours, la marque la plus crédible de la volonté du Conseil Régional de s’attaquer aux
causes des marées vertes.

Nous sommes persuadés que votre collectivité saura prendre ses responsabilités.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de notre considération.

Le Président

Jo HERVE

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rappel : l’émission de Thalassa


Les pêcheurs de l’Élorn avec nous !


Cécile Duflot soutient FNE