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Centrale de Landivisiau. Direct Energie reconnaît des risques économiques importants.

lundi 12 février 2018, par Gérard Borvon

Notés dans le document de référence 2016 de Direct Energie publié le 27 juillet 2017.

Le document s’adresse aux investisseurs actuels ou potentiels. Il y est dit, en autres : "Les investisseurs sont invités à lire attentivement les facteurs de risques décrits au Chapitre 2 (Facteurs de risques) du présent Document de Référence avant de prendre toute décision d’investissement. La réalisation de tout ou partie de ces risques est susceptible d’avoir un effet défavorable sur les activités, la situation financière, les résultats ou les perspectives du Groupe. En outre, d’autres risques, non encore identifiés ou considérés comme non significatifs par la Société, à la date d’enregistrement du présent Document de Référence, pourraient également avoir un effet défavorable."

Les risques liés à Landivisiau y sont largement évoqués.

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Risques liés aux procédures judiciaires, administratives, arbitrales et communautaires

Les projets de centrale électrique développés par les filiales dédiées du groupe Direct Energie font l’objet de contentieux administratifs pendants portant sur la validité de certaines des autorisations administratives qu’elles ont obtenues. C’est notamment le cas du projet porté par la Compagnie Electrique de Bretagne, société dédiée au développement d’une centrale à cycle combiné gaz (CCGN) à Landivisiau (Finistère), résultat d’un appel d’offres de l’Etat, dont l’autorisation ministérielle d’exploiter, l’autorisation préfectorale ICPE et le permis de construire délivrés font actuellement l’objet de recours en annulation.

Le Groupe ne peut exclure des décisions en sa défaveur ou des recours contre des décisions en sa faveur susceptibles d’entraîner des retards dans la construction des centrales ou des coûts supplémentaires importants ou encore remettre en cause ces projets.

Notre commentaire : de nombreux recours sont encore engagés contre la centrale de Landivisiau. Ils sont justifiés et les déposants espèrent que des juges accepteront enfin de considérer l’esprit des règlements qui ont pour objectif de protéger la population et l’environnement et non pas d’accorder des droits à polluer à ceux dont le seul, objectif est le profit immédiat. Retards, coûts supplémentaires... ne serait-il pas plus rassurant pour les investisseurs que Direct Energie renonce à ce projet, d’autant plus que les développements futurs se feront dans les énergies renouvelables et non pas dans les énergies émettrices de gaz à effet de serre.

La Société est exposée à un risque de prévision inexacte des volumes d’énergie consommés par ses clients

L’essentiel de son parc client étant constitué à date de consommateurs équipés de compteurs à index, la Société estime la consommation de ses clients sur la base de profils statistiques conformément aux règles de marché en vigueur. Ces profils étant par construction inexacts, la Société est amenée à prévoir le calage national nécessaire afin de correspondre à la consommation effective de l’ensemble des clients profilés en France. Toute erreur significative dans la prévision de ce coefficient de calage se traduirait par un déséquilibre entre les injections et les soutirages d’énergie au sein du périmètre d’équilibre de la Société, ce qui exposerait la Société à des surcoûts d’écarts vis-à-vis des gestionnaires de réseaux de transport.

Par ailleurs, des périodes de tension sur l’équilibre offre/demande d’énergie peuvent occasionner des pics de prix sur les marchés de gros. Compte tenu de la thermo-sensibilité de la consommation de ses clients, la Société est exposée, dans de telles situations et malgré les stratégies de gestion de risques mises en place, au risque de devoir acheter sur les marchés des quantités significatives à des prix très supérieurs à ceux prévalant en temps normal (et supérieurs aux prix de revente).

A ce titre, la Société est sensible à la qualité des prévisions de températures de ses fournisseurs de données météorologiques. L’impossibilité d’estimer avec exactitude les volumes d’énergie consommés pourrait avoir un effet défavorable significatif sur la Société, son activité, sa situation financière, sa trésorerie, ses résultats ou ses perspectives.

Notre commentaire : parmi les clients potentiels, EDF le principal fournisseur en France, ne sera pas autorisé à acheter le courant produit par la centrale suite à le décision de la Commission Européenne de la Concurrence. Difficile d’imaginer que l’équilibre financier de l’exploitation puisse être assuré dans ce cas. Quant à la subvention de 50 millions d’euros de fonds publics promise comment imaginer qu’elle ne soit pas remise en question à la suite de ce refus de vente d’électricité à EDF.

Risques industriels

Après avoir acquis une installation de production d’électricité à cycle combiné gaz à Bayet (Allier) le 30 décembre 2015, le Groupe a poursuivi sa stratégie d’intégration amont-aval en procédant à l’acquisition d’une nouvelle installation du même type à Marchienne-au-Pont (Belgique) le 30 décembre 2016. Le Groupe détient et exploite ainsi deux installations de production d’électricité à cycle combiné gaz. Bien que ces sites, depuis leurs mises en service respectivement en 2011 et 2012, n’aient jamais connu d’incident majeur, ce type d’installation industrielle est de nature à pouvoir porter atteinte significativement à l’environnement naturel ou humain, notamment en cas d’accidents, de catastrophes naturelles ou d’agressions externes, et à mettre en jeu la responsabilité civile, pénale et environnementale du Groupe.

Par ailleurs, dans la mesure où des Filiales du groupe Direct Energie développent des projets d’installations de production d’énergie, la Société présente les risques industriels auxquels elle s’exposera. Pour plus de détails sur ces projets, vous pouvez vous reporter à la Section 1.4.2 (L’activité de production)

Notre commentaire : l’aveu est de taille : le type d’installation industrielle comme celui de la centrale prévue à Landivisiau "est de nature à pouvoir porter atteinte significativement à l’environnement naturel ou humain". Force est de constater que l’enquête publique s’est employée en masquer ce risque, ceci avec la complicité des instances administratives et contre les alertes répétées exprimées par les opposants !

Risques inhérents aux installations industrielles de Bayet et de Marchienne-au-Pont

Les risques industriels que comportent ce type d’actif est une préoccupation majeure du Groupe.

L’installation de Bayet (Allier, France) relève du régime des installations classées pour la protection de l’environnement et l’installation de Marchienne-au-Pont (Belgique) et relève du régime du permis unique incluant un volet environnemental proche du régime des installations classées. Ces installations ne sont pas classées Seveso.

Les risques peuvent avoir pour origine, par exemple, des incidents d’exploitation, des défauts de conception ou des évènements extérieurs que le Groupe ne maîtrise pas (actions de tiers, catastrophes naturelles, etc.). Les accidents industriels sont susceptibles de provoquer des blessures, des pertes humaines, des dommages significatifs aux biens ou à l’environnement ainsi que des interruptions d’activité et des pertes d’exploitation. Cette installation comporte des risques d’atteinte au milieu naturel et peut présenter des risques pour la santé des riverains, des collaborateurs ou des sous-traitants.

Le Groupe opère cette activité industrielle dans le cadre des réglementations applicables. Des mesures de contrôle et plans d’action ont été instaurés et mis en œuvre afin de prévenir et de remédier aux risques d’interruption d’activité ou d’accident. Ces risques sont, pour la plupart, couverts par des polices d’assurance.

En cas de sinistre majeur, ces assurances pourraient s’avérer insuffisantes pour couvrir l’intégralité des dommages, les pertes de chiffre d’affaires, la responsabilité civile ou l’augmentation des dépenses. Un développement sur la politique de gestion des risques mise en œuvre pour la centrale de Bayet est décrite à la section 5.2. Filiale 3CB – Centrale de Bayet.

La Société évalue à ce jour l’impact de ce risque à zéro et n’a pas doté de provision dans ces comptes.

Notre commentaire : "Les accidents industriels sont susceptibles de provoquer des blessures, des pertes humaines, des dommages significatifs aux biens ou à l’environnement ainsi que des interruptions d’activité et des pertes d’exploitation. Cette installation comporte des risques d’atteinte au milieu naturel et peut présenter des risques pour la santé des riverains, des collaborateurs ou des sous-traitants.". Tout est dit, inutile de commenter.

Risques juridiques pesant sur les projets industriels

La construction de centrales est soumise à l’obtention de multiples autorisations administratives et nécessite notamment l’obtention d’autorisations d’exploitation et de permis de construire auprès de diverses autorités nationales et locales. En outre, ces décisions, une fois octroyées, font ou peuvent faire l’objet de recours. La Société ne peut garantir que les autorisations d’exploiter et les permis de construire, tous obtenus à la date du Document de Référence, seront définitivement validés par les juridictions compétentes s’ils font l’objet de recours en annulation. Leur annulation pourrait avoir pour effet d’empêcher la construction de centrales ou d’augmenter
significativement le coût de leur construction ou de leur utilisation (nouveau dépôt des dossiers, mesures compensatoires additionnelles, etc.). En outre, si leur annulation intervenait à un moment où la Société avait déjà investi dans ce projet (notamment les frais de développement du projet), ces investissements pourraient ne pas être récupérés par la Société. La survenance de tels événements pourrait avoir un effet défavorable significatif sur la Société, son activité (en particulier sur le volume ou le calendrier de développement de son portefeuille de capacité de production), sa situation financière, ses résultats ou ses perspectives.

La Société est susceptible d’être impliquée dans un certain nombre de procédures de nature judiciaire, administrative ou arbitrale qui pourraient avoir un effet défavorable significatif sur les activités de la Société, sa réputation, sa situation financière, ses résultats ou ses perspectives.

Notre commentaire : "un effet défavorable significatif sur les activités de la Société, sa réputation, sa situation financière, ses résultats ou ses perspectives" ce sont exactement les risques que prend Direct Energie à Landivisiau. Les investisseurs sont prévenus.

Risques liés aux retards de début d’exploitation des centrales de production

Le début d’exploitation de la centrale de production de Landivisiau (attendu au plus tôt en 2020) pourrait être retardé du fait notamment de retards dans le lancement ou pendant l’exécution de sa construction. Ces retards de construction pourraient notamment être liés à des difficultés pour obtenir les autorisations définitives nécessaires (y compris consécutivement aux recours engagés contre les autorisations et permis nécessaires), d’une défaillance du marché financier ou du marché de l’énergie, de défauts ou difficultés de construction, d’une défaillance d’un tiers (en particulier sous-traitant et prestataire de service) chargé de la construction ou de conditions météorologiques difficiles ou de difficultés dans le cadre de partenariats mis en place pour la construction et l’exploitation de ces projets.

Ces retards de construction pourraient également engendrer des dépassements de budget et des pertes de recettes. En particulier, en fonction de sa nature, un retard dans la mise en service du CCGN prévu à Landivisiau pourrait conduire à l’application de pénalités réduisant le montant de la prime de capacité initialement prévue. En outre, les retards dans le début d’exploitation de la centrale pourraient conduire la Société à devoir trouver des sources d’approvisionnement alternatives qui pourraient être plus coûteuses en fonction de l’évolution des prix de marché.

Notre commentaire : Du retard à Landivisiau ? Liés notamment "à des difficultés pour obtenir les autorisations définitives nécessaires (y compris consécutivement aux recours engagés contre les autorisations et permis nécessaires)" ? Les partisans de la centrale seraient bien inspirés de comprendre que ce n’est qu’un début et que la résistance ne fléchit pas

Risque économique des installations

Malgré la stratégie de développement des capacités de production de la Société avec l’objectif d’être un acteur de la transition énergétique, les projets actuels de développement de CCGN sont des projets économiques difficilement viables ou rentables (hors mécanisme de capacité) dans les conditions de marché actuelles, marquées par la faiblesse des marges captées par les actifs de production gaz. Toutefois, les incertitudes afférentes aux évolutions potentielles, et non encore connues, du dispositif encadrant le mécanisme de rémunération des opérateurs de centrale au titre de leurs capacités de production d’électricité disponibles (mécanisme dit de capacité), ont été levée par la Commission Européenne qui , à l’issue de la procédure formelle ouverte Européenne le 13 novembre 2015, a conclu sur la conformité du mécanisme aux règles de l’Union Européenne en matière d’aides d’Etat. En revanche, les évolutions réglementaires, notamment fiscales (taxe carbone par exemple) et environnementales peuvent impacter la rentabilité de ces actifs.

Par ailleurs, d’autres acteurs mettent en place ou conduisent des activités similaires à celles de la Société. Dès lors, il ne peut être exclu que ces acteurs conduisent une stratégie similaire à celle de la Société dont il résulterait un risque accru de concurrence conduisant potentiellement à un risque de surcapacité de production.

Commentaire : "les projets actuels de développement de CCGN sont des projets économiques difficilement viables ou rentables (hors mécanisme de capacité) dans les conditions de marché actuelles, marquées par la faiblesse des marges captées par les actifs de production gaz". Ajoutons je désengagement de Siemens, le partenaire de Direct Energie dans le projet de Landivisiau, et tout est dit. (voir ci dessous)

La Société pourrait ne pas disposer des financements nécessaires au développement de son activité

Pour financer ses investissements, en particulier dans la production d’énergie, la Société envisage de mettre en place des financements de projet sans recours ou avec recours limité. Selon la nature des investissements et l’existence de contrats à long terme de vente de la production d’électricité aux clients, la part de la dette pourrait être significative. La Société pourrait ne pas obtenir les financements nécessaires à ces investissements et, plus généralement, au développement de son activité. Dans une telle hypothèse, elle pourrait se retrouver dans l’incapacité de mettre en œuvre sa stratégie conformément aux objectifs de croissance qu’elle s’est fixée, de s’adapter aux évolutions de son marché et des conditions économiques, ou de faire face de façon effective à la concurrence. L’impossibilité d’obtenir les financements nécessaires au développement de l’activité pourrait avoir un effet défavorable significatif sur la Société, son activité, sa situation financière, ses résultats ou ses perspectives.

Commentaire : "Selon la nature des investissements et l’existence de contrats à long terme de vente de la production d’électricité aux clients, la part de la dette pourrait être significative. La Société pourrait ne pas obtenir les financements nécessaires à ces investissements et, plus généralement, au développement de son activité". A Landivisiau les choses sont claires. Le contrat à long terme prévu avec EDF n’existe plus ; la prime de 50 millions par an ne se justifie plus. Qui peut penser que le projet puisse trouver les investissements nécessaires.

La Société est exposée aux risques liés aux conditions climatiques et à la saisonnalité de l’activité

La consommation d’électricité et de gaz a un caractère saisonnier et dépend notamment des conditions climatiques.

Ainsi, en France, la consommation d’électricité et de gaz est en principe plus importante pendant les mois d’hiver. Par ailleurs, la production disponible peut aussi dépendre des conditions climatiques. En effet, des aléas climatiques importants (essentiellement en termes de températures) d’une année sur l’autre, voire selon les saisons, provoquent des variations de la demande énergétique avec des niveaux de demande plus élevés lors des années connaissant des écarts de température significatifs. Les résultats du Groupe sont donc soumis au caractère saisonnier de la demande en gaz et électricité et peuvent être affectés négativement par des conditions climatiques s’écartant de la normale.

Commentaire : La "normale" c’est à présent des hivers plus doux, des consommateurs plus économes et une stagnation de la consommation électrique. Centrale inutile.

Risque d’image

La Société attache une attention particulière à la qualité et au suivi de ses relations afin de pouvoir attirer et fidéliser les clients et les contreparties. Toutefois, son image pourrait être affectée par des évènements qui seraient imputables ou attribuables aux agissements et comportements de tiers que la Société ne maitrise pas. La réputation
de la Société peut également être entachée à la suite d’un comportement inapproprié d’un employé ou d’un autre intervenant sur le marché. Toute modification de la qualité des prestations et services offerts ou perception par les consommateurs ou autres clients d’une telle modification, notamment si elle faisait l’objet d’une couverture médiatique importante pourrait nuire à la réputation de la Société Enfin, l’intensité des procédures de recouvrement mises en place par la Société est également, sur un marché de masse, de nature à affecter son image et sa réputation.

L’altération de l’image et la réputation de la Société est de nature à affecter sa capacité à conserver la confiance de ses clients ou à en attirer de nouveaux et aussi affecter son activité, sa trésorerie, sa situation financière, ses résultats ou ses perspectives.

Notre commentaire : Pollution de l’air et cancers. L’image de Direct Energie vue de Landivisiau.


Voir aussi :

Centrales à gaz : le pari audacieux du français Direct Energie

En savoir plus sur https://www.lesechos.fr/09/10/2015/LesEchos/22041-080-ECH_centrales-a-gaz---le-pari-audacieux-du-francais-direct-energie.htm#AcuhPYRFR6iJdgwG.99

•Le fournisseur reprend à bas prix une centrale à gaz d’Alpiq, dans l’Allier.•Elle ne sera pas rentable à court terme.

Direct Energie fait les soldes sur le marché des centrales à gaz. Le fournisseur alternatif de gaz et d’électricité vient d’annoncer le rachat, pour 45 millions d’euros, de la centrale à gaz de 408 mégawatts (MW) d’Alpiq, à Bayet (Allier). Une bonne affaire : mis en service en 2011, le cycle combiné gaz (CCG) a coûté plus de 300 millions d’euros au groupe suisse, en difficulté financière. Ce prix cassé illustre les difficultés des énergéticiens européens propriétaires de centrales à gaz, évincés du marché par le charbon à bas prix et la production des énergies vertes, qui pèsent sur les cours de l’électricité.

Le pari de Direct Energie n’est pas conjoncturel : l’écart entre le prix de vente de l’électricité sur le marché et les coûts de production (le « spark spread ") s’est certes amélioré depuis le début de l’année (d’environ 5 euros par mégawattheure, selon Direct Energie), mais les CCG ne sont toujours pas rentables.

Selon une source industrielle, les coûts fixes d’un CCG en France s’établiraient autour de 14 millions d’euros par an, pour un chiffre d’affaires d’environ 4 millions d’euros. Direct Energie a d’ailleurs indiqué anticiper une perte de 4 à 5 millions d’euros sur son opération l’an prochain. « Mais on repasse dans le vert en 2017 », pronostiquent les dirigeants du groupe.

Pour le concurrent d’EDF et d’Engie (ex-GDF Suez), cette acquisition doit se rentabiliser avec la mise en oeuvre du mécanisme de capacité, à compter de l’hiver 2016-2017. Ce dispositif, destiné à garantir la sécurité d’approvisionnement, impose à chaque fournisseur de couvrir les besoins de ses clients, via ses moyens de production ou par des « garanties de capacité » acquises auprès d’autres producteurs. Le CCG de Bayet va ainsi permettre à Direct Energie de couvrir d’un quart à un tiers de ses obligations, estime le groupe. « Avec une acquisition à 45 millions d’euros, les coûts complets de production seront durablement compétitifs par rapport à ceux d’EDF ", prévoit le fournisseur.


DIRECT ENERGIE ACQUIÈRE UNE CENTRALE À GAZ DE 400 MW EN BELGIQUE

"Le groupe Direct Energie, troisième acteur du marché de l’électricité et du gaz en France, a annoncé la semaine dernière la finalisation de l’acquisition de 100% du capital de la société Marcinelle Energie pour 36,5 millions d’euros à l’italien Enel. Cette société exploite une centrale à gaz de 400 MW située à Charleroi, en Belgique, et entre ainsi dans le cadre de la nouvelle stratégie d’intégration verticale mise en place par l’énergéticien français."


Centrales électriques à gaz : la grande braderie.

Mise en service en 2011, la centrale à gaz de cycle combiné gaz (CCG) de 408 mégawatts (MW) d’Alpiq, à Bayet a coûté plus de 300 millions d’euros au groupe Suisse. Direct Energie en a fait le rachat, pour 45 millions d’euros en 2015.

Inaugurée en Octobre 2014, la centrale belge du groupe italien ENEL d’un coût de 310millions d’euros est revendue deux ans après en décembre 2016 à Direct Energie pour 36,5 millions d’euros.

Rappel :

"Après avoir acquis une installation de production d’électricité à cycle combiné gaz à Bayet (Allier) le 30 décembre 2015, le Groupe a poursuivi sa stratégie d’intégration amont-aval en procédant à l’acquisition d’une nouvelle installation du même type à Marchienne-au-Pont (Belgique) le 30 décembre 2016. Le Groupe détient et exploite ainsi deux installations de production d’électricité à cycle combiné gaz. Bien que ces sites, depuis leurs mises en service respectivement en 2011 et 2012, n’aient jamais connu d’incident majeur, ce type d’installation industrielle est de nature à pouvoir porter atteinte significativement à l’environnement naturel ou humain, notamment en cas d’accidents, de catastrophes naturelles ou d’agressions externes, et à mettre en jeu la responsabilité civile, pénale et environnementale du Groupe"

Question : est-ce la crainte des accidents qui a amené les premiers propriétaire à brader leurs installations ou n’est-ce pas plutôt le constat de leur absence de rentabilité ?

Qu penser de la solidité financière d’une entreprise qui fonctionne sur le rachat d’entreprises en faillite ou sur l’espoir de subventions publiques ?


Que penser aussi d’un partenaire, Siemens, qui déclare vouloir licencier 6900 personnes avec l’argument que "Siemens répond à l’accélération rapide des changements structurels dans la production d’énergies fossiles et le secteur des matières premières", insistant, dans un communiqué, sur la chute de la demande pour les turbines à gaz

".

voir : Siemens annonce une vague de 6900 licenciements