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Particules fines : quelques 48.000 décès prématurés pourraient être évités chaque année, pour un impact économique estimé à près de 145 milliards d’euros.

samedi 16 décembre 2017, par Gérard Borvon

Respecter les valeurs guides de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en matière de pollution atmosphérique réduirait le coût sociétal supporté par la France de 53 milliards d’euros, selon une étude du programme de surveillance Air et santé (Psas) publiée ce lundi 11 décembre. Le programme, qui regroupe Santé publique France (SpFrance), Aix Marseille School of Economics (AMSE)-GREQAM (Aix-Marseille Université, AMU), s’appuie sur une évaluation économique des impacts de l’exposition chronique aux particules fines (PM2,5) sur la mortalité en France continentale.

Combien de morts prématurées en Bretagne ?

Les chercheurs ont travaillé à partir de l’évaluation de la pollution aux particules des 36.000 communes françaises et de la valorisation économique officielle d’un décès évitable. Trois scénarios ont été retenus.

Le premier "sans pollution anthropique" évalue l’impact annuel sur la mortalité si aucune commune française ne dépassait un niveau de pollution observé dans les 5% de communes les moins polluées (4,9 microgrammes par m3 (μg/m3) d’air). Quelques 48.000 décès prématurés pourraient être évités chaque année, pour un impact économique estimé à près de 145 milliards d’euros.

Le deuxième scénario évalue une situation dans laquelle toutes les communes françaises avaient un niveau de pollution aux PM2,5 égal à celui des 5% de communes les moins polluées de la même classe d’urbanisation. Les décès prématurés qui pourraient être évités chaque année s’élèvent à 34.500 pour un gain sociétal de 103 milliards d’euros.

Enfin, le scénario qualifié de "plus réaliste" évalue l’impact sur la mortalité du respect de la valeur guide de l’OMS (10 μg/m3 en moyenne annuelle) dans l’ensemble des communes françaises. Les décès prématurés évités chaque année s’élèveraient alors à 17.712 pour un bénéfice économique associé estimé à près de 53 milliards d’euros par an.

Philippe Collet, journaliste Actu Environnement.