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ADEME. transitions 2050, Rapport AIE... La France au pied du mur.

mercredi 1er décembre 2021, par Gérard Borvon

Si sa définition est à peu près partagée, le chemin pour l’atteindre reste encore flou, voire totalement inconnu, pour la plupart des décideurs et des citoyens. Face à l’urgence climatique, les changements à opérer sont d’une telle ampleur qu’il est pourtant indispensable d’accélérer les débats sur les choix de société à conduire mais le chemin pour l’atteindre reste encore flou, voire inconnu, pour les décideurs et les citoyens.
Face à l’urgence climatique, les changements à opérer sont d’une telle ampleur qu’il est pourtant indispensable d’accélérer les débats sur les choix de société à conduire.

C’est pourquoi l’ADEME a souhaité soumettre au débat quatre chemins « types », cohérents et contrastés pour conduire la France vers la neutralité carbone.

Cet exercice de prospective inédit repose sur deux ans de travaux d’élaboration, la mobilisation d’une centaine de collaborateurs de l’ADEME et des échanges réguliers avec un comité scientifique et des partenaires et prestataires extérieurs, spécialistes des différents domaines.

Voir le rapport.

Voir aussi :

Une France sans CO2 en 2050 ? Les quatre scénarios possibles

Ouest-France

L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) vient de dévoiler quatre scénarios pour une France qui n’émettrait plus de CO2 en 2050.

Alors que Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, déclarait, mardi 30 novembre 2021, au salon du nucléaire de Paris-Villepinte, que la France a besoin d’"un nombre significatif" ​de nouveaux réacteurs, au même moment, le président de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), Arnaud Leroy, estimait, lui, que "l’enjeu est de ne pas limiter la question de l’avenir de notre pays à une question d’EPR, qu’ils soient six, dix, douze ou je ne sais quoi »."

L’Ademe publiait, en parallèle, un rapport sur les voies permettant à la France d’atteindre la neutralité carbone en 2050. Transport, logement, déchets, agriculture, industries, alimentation, tout y est passé au crible afin de proposer quatre scénarios crédibles aux candidats à la présidentielle.
Un mode de société moins frugal en énergie

Baptisés « Génération frugale », « Coopérations territoriales », « Technologies vertes » et « Pari réparateur », ils aboutissent à des niveaux de consommation d’énergie de 790 à 1 287 térawattheures, (contre 1 600 aujourd’hui).

Le spectre des options part des contraintes maximales (baisse drastique de la construction, des transports, de la consommation de viande, etc.) jusqu’à un mode de société moins frugal en énergie, mais imposant de multiplier méthaniseurs et stations de captation du CO2 à la cheminée des usines.

Gros écart avec les six scénarios de RTE présentés le 25 octobre 2021, qui descendent jusqu’à 50 % d’énergie renouvelable. L’Ademe grimpe a minima à 70 % dans ses quatre options.

Quelle part réservée au nucléaire ? Contrairement à RTE (filiale d’EDF) qui juge, comme Emmanuel Macron, souhaitable de construire de nouveaux réacteurs, l’Ademe ne répondra que dans un second temps.

voir aussi :

Ouest-France

La France ne respecte ni ses propres lois ni les objectifs imposés par l’Union européenne, dérivés de l’accord de Paris, pour atteindre la neutralité carbone en 2050. C’est ce que lui a signifié, mardi 30 novembre 2021,l’Agence internationale de l’énergie (AIE) dans un rapport de 211 pages.

"In 2021, France is not yet on track to reach its targets for energy efficiency, renewable energy or emissions reductions, that were agreed in 2015. France should be able to catch up in the coming years, if the important reforms which are under way are implemented across the energy sector. As foreseen in the PPE, a significant acceleration in investment in the clean energy transition is needed to achieve France’s energy and climate targets by 2030. "

En 2021, la France n’est pas encore en bonne voie pour atteindre ses objectifs d’efficacité énergétique, d’énergies renouvelables ou de réduction des émissions, auxquels elle s’était engagée en 2015. La France devrait être en mesure de rattraper son retard dans les années à venir, si les réformes importantes qui sont en cours comme prévu dans la PPE. Une accélération significative des investissements dans la transition énergétique vers les énergies propres est nécessaire pour atteindre les objectifs énergétiques et climatiques de la France à l’horizon 2030.