Accueil > Dossiers > Des marées noires aux marées Vertes
Des marées noires aux marées Vertes
lundi 28 février 2011
Les années 70 ont été celles des marées noires. Sur une affiche éditée par « Bretagne vivante » (Société pour la protection de la nature en Bretagne) chacun de ces grands crus bretons millésimés était répertorié : 1967 année du Torrey-canyon et de son brut récolté sur les côtes de granit rose (40 millions de bouteilles), 1976 la double vendange de l’Olympic-Bravery, appellation Fuel lourd contrôlée (1,6 millions de bouteilles) et du Boehlen, un brut du Vénézuella corsé (13 millions de bouteilles) et enfin 1978, le cru du siècle, un château Amoco-Cadiz, brut léger au vaporeux parfum de benzène (300 millions de bouteilles).
(Extrait de "S-eau-S, l’eau en danger", éditions Golias, Octobre 2000)
Première mise en ligne, juin 2007.
Ces protecteurs de l’environnement avaient choisi l’humour comme remède à la colère.
Pourtant tous se souviennent de l’énorme désolation de cette mer brutalement souillée, de cette côte sans un seul cri d’oiseau marin, de ces cormorans et de ces macareux englués.

Ils n’ont pas oublié la colère spontanée, des milliers de manifestants, tous âges confondus, dans les rues de Brest et devant le Château assiégé aux créneaux duquel les gendarmes maritimes retrouvaient les gestes des soudards devant les troupes paysannes des « Bonnets Rouges », ces rebelles chers à la mémoire bretonne qui avaient porté le bonnet phrygien des bagnards bien avant les révoltés parisiens.
Ils ont encore dans l’oreille la déflagration des grenades offensives tirées à tir tendu et qui avaient déjà tué à Malville. Certains gardent les séquelles des puissants gaz lacrymogènes utilisés contre eux. Un film de René Vautier, « Marée noire et colère rouge », rappelle ces moments de rage difficilement contenue.

Ces actions résolues auront eu deux effets à court terme. D’abord la mise en place d’un contrôle des pétroliers sur le « rail » d’Ouessant et le maintien à Brest de moyens de secours en mer. A l’évidence, la protection n’était qu’illusoire. Les côtes bretonnes ont continué à recevoir leur contingent de produits divers, cadeaux empoisonnés de la société de « progrès » : déchets, bidons de produits chimiques, voire même explosifs. Un répit de 20 ans nous avait même laissé croire que l’époque des marées noires était révolue jusqu’à ce que l’Erika vienne nous replonger dans les jours les plus sombres.
Le deuxième effet de ce naufrage hors du commun, aura été la radicalisation de la mobilisation contre la centrale nucléaire de Plogoff. Le slogan « mazoutés aujourd’hui, radioactifs demain », est venu spontanément dans toutes les bouches et s’est inscrit sur les banderoles, les affiches et les autocollants. Le parallèle était trop flagrant entre le supertanker qui n’aurait jamais dû s’échouer et la supercentrale qui jamais ne devrait dérailler (c’était bien avant Tchernobyl). L’image des bretons, antinucléaires, défenseurs de leur culture et de leur environnement, est alors devenue très forte.

Octobre 1998, vingt ans se sont écoulés et un colloque à Brest vient rappeler l’événement. Oubliées les manifestations, les grenades offensives et les gaz lacrymogènes. Oubliées les fosses derrière les dunes où ont été enterrées les tonnes d’algues engluées du fuel récolté sur la plage. Oubliés tous ces appelés et ces lycéens expédiés en commandos serrés sur la côte pour une besogne dérisoire et qu’on laissait des journées entières à respirer des gaz toxiques. Les vapeurs de ce pétrole riches en benzène avaient dès la première matinée empesté l’atmosphère de l’ensemble du Finistère. Or le benzène est un puissant cancérigène aujourd’hui très réglementé. Des médecins, des enseignants, avaient essayé d’arrêter ce comportement irresponsable. En vain. Plusieurs intoxiqués de l’Amoco ignoreront toujours l’origine du mal dont ils souffrent peut-être aujourd’hui.
Sur la tribune brestoise aucune de ces victimes anonymes ne viendra témoigner. La vedette est tenue par les élus des communes côtières de tous bords politiques ayant acquis une célébrité par le procès engagé pour obtenir dédommagement de la compagnie américaine.
Un combat logique, le langage de l’argent est souvent le seul que comprennent les pollueurs. Cependant les amoureux de la mer auraient préféré que les sommes obtenues en réparation des dommages soient utilisées à protéger l’environnement côtier plutôt qu’à construire de somptueuses mairies.
En effet pendant tout le temps où se gagnaient les procès américains, une marée d’une autre couleur engluait les côtes, une marée qu’aucun naufrage ne viendrait expliquer : celle des algues vertes. Interrogée par le journal Ouest-France en mai 1993, Jeanine Hébert, maire de la commune de Hillion qui fait face à Saint-Brieuc avait du mal à cacher sa colère : « Notre commune est sinistrée. L’an dernier, il a fallu retirer 15 000 tonnes de ces algues sur nos plages. Quand sera-t-on débarrassé de cette catastrophe annuelle ? » Depuis le début des années 80 le phénomène se répète dès les premiers beaux jours.

Les algues vertes ont besoin de deux éléments pour se développer : d’abord de la lumière, ensuite des nitrates. Tant que ces derniers sont demeurés à des niveaux raisonnables, l’algue verte, l’ulve, s’est contentée d’être une aimable « salade des mers ». Riche en protéines, en vitamines et en sels minéraux, elle est consommée de façon traditionnelle par certaines populations. En Bretagne elle a parfois servi à nourrir les animaux et commence, à petite échelle, à être commercialisée comme algue alimentaire . Avec les excès des nitrates elle est devenue envahissante. Transportée par les courants elle vient s’accumuler sur le sable des baies les plus calmes et elle s’y décompose. L’odeur d’œufs pourris du sulfure d’hydrogène dégagé se propage à plusieurs kilomètres.
Les municipalités, impuissantes, n’ont pas trouvé d’autre remède que de les ramasser au tracto-pelle et de les accumuler dans les décharges de l’arrière pays où elles contaminent les nappes phréatiques. A Plonévez-Porzay à la pointe du Finistère au lieu-dit Kervéo-Moreau deux fosses de 1500 m3 creusées au milieu des champs et sommairement contenues par des talus, laissent échapper un liquide noirâtre qui s’écoule vers le ruisseau proche. Des filets de protection entourent le site et en lettres blanches sur fond rouge un panneau prévient le visiteur imprudent : « DANGER, SOL MOUVANT ». Il s’agit d’une décharge, totalement illégale, d’algues vertes récoltées sur la côte. Le terrain est un terrain agricole loué par le maire. Celui-ci assume, dit-il, « toutes les responsabilités de l’affaire ». Le stockage des algues étant interdit dans la décharge communale, il a lui même créé cette décharge sauvage. Les riverains, eux, ne l’entendent pas de cette oreille : « L’odeur est si forte que les voisins qui louent les gîtes en été ont vu leurs hôtes quitter les lieux. En plus, ces deux grands trous sont très dangereux. Des enfants pourraient y tomber » (propos recueillis par Pascal Bodéré, journaliste au Télégramme). Une plainte administrative a été déposée à la sous-préfecture, une fois encore les « simples citoyens » doivent suppléer à la carence des pouvoirs publics.
Il est vrai que la sous-préfecture préfère fermer les yeux « nous n’avons pas de solutions de traitement actuellement. Il n’existe qu’un site de classe 2 dans le Finistère susceptible d’accueillir ce type de déchets » répond le fonctionnaire interrogé.
L’IFREMER, institut de recherches consacrées à la mer, a estimé qu’en 1994, de 100 000 à 200 000 tonnes d’ulves avaient ainsi été récoltées. Etaient surtout concernées les plages des Côtes d’Armor et du Nord-Finistère. Le coût de ce seul nettoyage était estimé à trois millions de Francs auquel naturellement il faudrait ajouter le manque à gagner de l’industrie touristique. Sans compter ce qui ne se chiffre pas : la perte du plaisir de vivre dans ce qui était un pays de rêve et aurait dû le rester. En 1996 un « programme d’étude » était arrêté dans les Côtes d’Armor de façon à bien « cerner » le problème. Sans doute aurait-on pu économiser les 9,8 millions consacrés à ce programme tant il était évident que seul l’arrêt de la pollution porcine serait en mesure de rétablir la situation. Il faudra chiffrer, un jour, les sommes dilapidées dans des études dont le seul résultat est de confirmer ce que chacun sait déjà. En 1997 une pétition recueille 2000 signatures en baie de Douarnenez. Non seulement on ne voit plus le sable sous la couche d’algues qui recouvre la plage mais ceux que l’odeur n’aurait pas chassés ne doivent pas espérer pouvoir se baigner dans l’épaisse mélasse apportée par les flots. Les pêcheurs sont désespérés. Leurs sondeurs détectent d’épais bancs d’algues en suspension qui empêchent la croissance des herbiers et des laminaires et font fuir le poisson. Inutile de jeter un casier ou un filet, ce serait peine perdue !
Le verdict est confirmé en 1998 par l’IFREMER : l’algue verte colonise l’offshore. Michel Merceron et son équipe ont plongé à deux reprises sur ces champs sous-marins, fait des prélèvements et tourné des vidéos : « C’est assez impressionnant, on découvre de véritables tapis, jusqu’à douze ou treize mètres de profondeur, ils peuvent représenter quelques milliers de tonnes » (Ouest-France du 2.7.98, recueilli par Jean-Laurent BRAS) Cette découverte remet en cause les connaissances sur le sujet. L’algue était supposée ne proliférer que dans les eaux de faible profondeur, peu brassées et directement enrichies par les nitrates. Force est de constater qu’elle se satisfait d’eaux plus profondes et moins riches. Les scientifiques observent même qu’elle supporte très bien le froid. Quand les sels nutritifs sont abondants elle peut doubler sa taille tous les jours, elle peut aussi accumuler des réserves qui lui permettront de se développer ultérieurement.
Un rapport publié en Janvier 1998 par la Mission Inter Services de l’Eau (M.I.S.E) du Finistère illustrait le constat d’impuissance des services administratifs : « Une diminution des concentrations de nitrates dans les eaux souterraines ou de surface est impérative pour prétendre faire reculer le phénomène. Une décennie sera au minimum nécessaire pour constater ce recul »(Qualité de l’eau dans le Finistère, M.I.S.E).
Il est donc à craindre que les communes littorales ne soient pas au bout de leur peine. Exemple : celle de Binic le « grain de beauté des Côtes d’Armor », un jour de Juin I998 :
« Ce matin-là, un couple de Monégasques arpente les quais. Arrivés à marée basse, les touristes habitués à la plate Méditerranée cherchent en vain la grande bleue. Ils ne découvrent qu’un tapis vert sur fond de golfe pas très clair. Pour immortaliser le tableau qu’il compare à la pelouse du stade de France, monsieur a acheté un appareil jetable et prend des clichés du port et de la plage » (Jean-Jacques REBOURS, Ouest-France du 27/28 juin I998) Gérants de camping, hôteliers, restaurateurs, cafetiers et marins pêcheurs se désolent :
« depuis sept ans les algues et leurs odeurs ont chassé les estivants, ils vont dépenser leur argent ailleurs, le chiffre d’affaires a baissé de 20% » Le maire Yvon Batard, tient la comptabilité des ramassages : 650 m3 en 1992 pour un coût de 20 000 F, 2 000 m3 en 1993, 6 000 m3 en 1995 record battu. En juin 98, 1300 m3 ont déjà été ramassés pour 50 000 F dépensés. Il se voit mal continuer à ce rythme d’autant plus qu’à partir de l’an 2000 il ne pourra plus confier ces algues à une décharge. On le retrouvera au premier rang de la manifestation organisée le 28 de ce même mois par tout ce que le département compte en associations de protection de l’environnement, de consommateurs, de pêcheurs amateurs et professionnels. Ce rassemblement est un succès incontestable : 6 000 personnes dans un cortège coloré.
Il faut dire que la coupe était particulièrement pleine, quelques jours plus tôt le conseil municipal de Saint-Brieuc avait pris la décision d’équiper la principale usine d’approvisionnement en eau du département d’ une unité de dénitratation. Une décision qui, une nouvelle fois, aurait pour effet principal de masquer la pollution. Une aubaine pour les algues vertes !
Mais revenons à notre colloque du Quartz à Brest sur « la marée noire 20 ans après ». Ce jour là les scientifiques ne semblent pas décidés à utiliser la langue de bois. Les titres des journaux sont évocateurs : « Pire que l’Amoco ? La pollution agricole ! » ou encore « Après l’Amoco Cadiz, l’Amocochon » (Ouest-France). Le confrère local n’est pas en reste « Pollutions maritimes : 90% dues aux rejets côtiers » ou encore plus net « Algues vertes : les dents de la mer » (Le Télégramme). De quoi faire le bonheur des avocats de l’Amoco Cadiz si le procès n’avait pas été terminé.
Le corps des articles est de la même tonalité. Michel Glémarec, professeur à l’Université de Bretagne Occidentale n’y va pas par quatre chemins : « marées vertes, algues toxiques, régression des crustacés comestibles, mortalité des ormeaux...l’agriculture intensive est la cause de ces maux ». Jean-Louis Mauvais chercheur à la Direction de l’environnement littoral à l’Ifremer est catégorique : « Le plus inquiètant ? Les pollutions agricoles qui restent en croissance...Même si la pollution était maîtrisée à la source demain, il faudrait encore dix ans pour la résorber ».
Même si la pollution s’arrêtait... .
Le soir même du jour où ces mots étaient prononcés 250 éleveurs porcins, à l’appel de la FDSEA-CDJA, mettaient à sac le centre des impôts de Chateaulin et s’attaquaient au mobilier urbain de la ville. Facture : 150 000F au bas mot. La concentration des élevages avait, outre la pollution, provoqué la crise de surproduction que tout le monde attendait, les cours étaient descendus à 5,63F le kg alors qu’ils étaient à plus du double six mois plus tôt. Suivant une technique rodée, les gros producteurs, les groupements, ceux qui avaient les reins solides, poussaient à nouveau dans la rue ceux que leur politique avait ruinés. Allez donc dans ce climat parler d’arrêter la pollution....

Voir aussi :
Mazoutés aujourd’hui, radioactifs demain. La marée noire de l’Amoco-Cadiz.
extrait de PLOGOFF. Chronique d’une victoire contre le nucléaire
Juillet 2007
Les marées vertes font à présent partie du paysage. La directive cadre européenne votée en 2000 prévoit le retour au bon état écologique des eaux littorales pour 2015. Cette condition signifie que le taux de nitrates dans les rivières qui s’y jettent tombe en dessous de 10mg/l. Manifestement on n’en prend pas le chemin. 500 000 tonnes de nitrates arrivent encore chaque année dans les eaux littorales bretonnes.

Octobre 2008
Les algues vertes peuvent tuer.
La mort de deux chiens à Hillion (22), des témoignages de victimes, des taux d’hydrogène sulfuré très élevés... Forts de ces éléments, des scientifiques l’affirment : les algues vertes en putréfaction peuvent représenter un danger mortel pour l’homme. Et, peut-être, ont-elles déjà tué.

Février 2011
Ils y vont tous de leur couplet les représentants des lobbies bretons de l’agroalimentaire, président du Conseil Régional en tête. La Bretagne serait "salie" par les affiches de FNE.
Surtout ne pas parler des nitrates au robinet, des pesticides dans l’eau et l’air, des algues vertes sur les plages, des huitres et coquillages empoisonnés... Toujours et encore l’Omerta.
Pourtant nous viennent de toute part, en Bretagne, les témoignages de satisfaction de celles et ceux qui approuvent le fait que, enfin, la vérité soit dite.
Cet affichage se fera dans le métro parisien ? Il aurait eu sa place dans le métro Rennais et sur les panneaux de nos villes. Hélas, l’expérience montre que chez nous, des initiatives bien plus modestes se traduisent par des "chasses à l’écolo" et des menaces de mort sur les routes et les murs des locaux associatifs.
2016 :
Enquête sur les algues vertes : aux sources d’un tabou breton ?
En Bretagne, certains préféreront évoquer les druides ou égrener des clichés folkloriques, plutôt que d’aborder le sujet sensible, voire tabou, des algues vertes — et leur danger mortel pour les promeneurs. C’est ce que constate Inès Léraud, installée depuis quelques mois dans un hameau en Centre-Bretagne. Malgré le décès brutal de plusieurs animaux et celui probablement lié de quatre hommes qui arpentaient les plages jonchées d’algues vertes, tout particulièrement la baie de Saint-Brieuc, la Lieue de Grève et dans le Fouesnant, de nombreux Bretons, se réfugient dans le déni. Pugnace et documentée, la productrice de France Culture livre une enquête haletante dans Les pieds sur terre. Elle interroge des témoins clés tout en reprenant point par point des faits accablants étouffés depuis des années, n’hésitant pas à souligner l’absence de moyens mis en place pour enrayer le phénomène, dû à la pollution aux nitrates et à l’azote provenant de l’élevage intensif pratiqué localement.
Ecouter l’émission de France Culture.
2019.
Algues Vertes, l’Histoire interdite.

Pas moins de 3 hommes et 40 animaux ont été retrouvés morts sur les plages bretonnes. L’identité du tueur est un secret de polichinelle : les algues vertes. Un demi-siècle de fabrique du silence raconté dans une enquête fleuve.Des échantillons qui disparaissent dans les laboratoires, des corps enterrés avant d’être autopsiés, des jeux d’influence, des pressions et un silence de plomb. L’intrigue a pour décor le littoral breton et elle se joue depuis des dizaines d’années. Inès Léraud et Pierre Van Hove proposent une enquête sans précédent, faisant intervenir lanceurs d’alerte, scientifiques, agriculteurs et politiques.
2023 :
Algues Vertes, le film.

À la suite de morts suspectes, Inès Léraud, jeune journaliste, décide de s’installer en Bretagne pour enquêter sur le phénomène des algues vertes. À travers ses rencontres, elle découvre la fabrique du silence qui entoure ce désastre écologique et social. Face aux pressions, parviendra-t-elle à faire triompher la vérité ?
Adaptation des algues vertes - l’histoire interdite, la bande dessinée d’Inès Léraud et Pierre Van Hove, tirée de l’enquête menée par Inès Léraud sur le scandale des algues vertes.
https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=292652.html
2024.
Concert Algues Vertes, Mnemotechnic et Poing à Landerneau.au Family.
Un scandale, nauséabond, qui imprègne nos sols, nos rivières et nos plages, nos assiettes et nos champs, nos villages et nos villes, nos familles, nos paysans et nos ouvriers, notre classe laborieuse, notre démocratie. Nos vies.
Une enquête effarante et nécessaire qui raconte l’emprise productiviste jusqu’au-boutiste des politiciens et des puissances économiques. Mnemotechnic et Poing (François Joncour) associent rock, noise et électronique pour porter sur scène et à l’écran l’alerte brillamment lancée par Inès Léraud et Pierre Van Hove avec l’ouvrage Algues Vertes, l’histoire interdite.
https://www.atelier-culturel.fr/saison-23-24/algues-vertes




