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Climat. 2016 année de records.

mardi 8 août 2017, par Gérard Borvon

Deux jours avant la Journée météorologique mondiale, l’OMM (Organisation Météorologique Mondiale) publie sa « déclaration annuelle sur l’état du climat mondial ». Se basant sur les statistiques de plusieurs instituts de recherche et de dizaines de services météorologiques nationaux, le bilan onusien fait -paradoxe- froid dans le dos.

(voir le journal de l’environnement)

La plus chaude

On le savait déjà, 2016 a été l’année la plus chaude jamais enregistrée de mémoire de thermomètre : la température moyenne globale a été de 1,1 °C supérieure à la moyenne observée durant l’ère pré-industrielle, soit 0,06 °C de mieux qu’en 2015, année du précédent record. Même chose pour l’océan.

réchauffement supplémentaire

Bien sûr, le phénomène El Niño a sans doute accentué les phénomènes imputables au renforcement de l’effet de serre, d’origine anthropique. « Les années marquées par un épisode El Niño de forte intensité, par exemple 1973, 1983 et 1998, accusent généralement un réchauffement supplémentaire de 0,1 à 0,2 °C, et 2016 ne fait pas exception à la règle », confirme l’OMM.

Concentration record

Cela n’explique pas tout. Atteignant de nouveaux sommets (plus de 400 ppm en moyenne dans les deux hémisphères), la concentration atmosphérique de gaz carbonique ne cesse de croître. Même en cas de décarbonation rapide de l’économie, cette teneur « ne redescendra pas en dessous de ce seuil pour les nombreuses générations à venir en raison de la longue durée de vie du CO2 », rappelle l’institution onusienne.

Parmi les phénomènes observés, en 2016 : de nombreuses inondations, épisodes sévères de sécheresse, en Afrique orientale et australe et en Amérique centrale, notamment.

Débâcle arctique

Aux États-Unis 11.743 records de chaleur ont été battus durant le seul mois de février, d’après les données de la NOAA. En Arctique, la fonte des glaces[1] modifie le régime de circulation océanique et atmosphérique. « Ce qui se répercute sur les conditions météorologiques dans d’autres régions du monde par le biais des ondes du courant-jet », souligne l’OMM.


[1] Atteinte le 24 mars 2016, l’étendue maximale de la banquise arctique est la plus faible jamais observée depuis 1979.