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RTE le confirme. Pas de risque de Black-out en Bretagne. Centrale de Landivisiau inutile.

mercredi 8 février 2017, par Gérard Borvon

Deux articles éclairants dans la presse régionale.

Dans Le Télégramme, François Brottes, président du directoire de RTE nous explique d’abord que même par grand foid comme cet hiver : "Il reste de la marge".

Dans Ouest-France on nous annonce que "Le premier réseau électrique intelligent arrive dans l’Ouest".


La France, et la Bretagne, sont-elles à l’abri d’une coupure d’électricité géante ? Dans un entretien au Télégramme, le président du directoire de RTE François Brottes se veut rassurant.

Avec les prévisions de vague de froid, on avait annoncé un cataclysme sur le réseau électrique français. Il n’a finalement pas eu lieu.

On n’avait pas annoncé de cataclysme. RTE avait indiqué que cela serait un peu tendu pour assurer l’équilibre entre la consommation et la production. Je rappelle qu’il faut qu’il y ait autant d’offre que de demande à tout moment sinon le réseau « s’écroule », et cela s’appelle un black-out. Le travail de RTE c’est de gérer cet équilibre.

Equilibre qui fut particulièrement compliqué cette année...

Il y a eu sur le parc nucléaire un certain nombre de réacteurs qui n’ont pas répondu présents dans des proportions qu’on n’avait pas connues par le passé. Cela nous a amenés à mobiliser tous les moyens alternatifs : les interconnexions et l’effacement, c’est-à-dire la possibilité de reporter de manière significative une partie de la consommation. Nous n’avons pas utilisé les leviers exceptionnels comme la possibilité d’arrêter en moins de cinq secondes 21 sites industriels qui consomment beaucoup, ou la baisse de tension. Nous avions encore de la marge avant que n’arrivent les délestages, des coupures momentanées, localisées et tournantes permettant d’éviter le black-out. Mais c’est vrai que certains jours, nous n’avions que 500 mégawatts de réserve. Normalement, nous travaillons avec une précaution de 4.000 MW.

En Europe et ailleurs, la tendance est au protectionnisme. Cela peut-il mettre à mal la solidarité entre les pays européens en matière de production électrique ?

Nous sommes reliés avec les autres pays, y compris l’Angleterre, grâce à 50 interconnexions. Les électrons ne connaissent pas de frontières. Ils sont organisés pour les passer avec des codes réseaux qui sont codécidés à l’échelle européenne, sous le contrôle de la Commission européenne. Tout cela marche très bien. Le régulateur vient de nous autoriser à construire une nouvelle interconnexion avec l’Angleterre. Ce chantier va démarrer indépendamment du Brexit.

30 M€ dans des postes nouvelle génération, 120 M€ dans un « filet de sécurité » entre Saint-Brieuc et Lorient (lire ci-dessous) : la Bretagne et les Pays-de-la-Loire sont des privilégiés ?

Il est de notre mission de service public d’apporter le même niveau de sécurité électrique et la même qualité d’électricité partout en France. Il se trouve que la Bretagne et les Pays-de-la-Loire sont pleins d’allant pour favoriser l’émergence de nouvelles technologies. Cela nous aide de savoir que les projets de RTE sont bien accueillis ici. Ce qui a été fait en Bretagne sur le dispositif Ecowatt est remarquable. C’est une implication citoyenne et politique pour aider le système à trouver son équilibre. Nous ne trouvons pas cet engouement partout en France.

Le Télégramme

Notre commentaire  : si vous ne l’avez pas encore fait, un conseil, inscrivez-vous à Ecowatt.

http://www.ecowatt-bretagne.fr/ecowacteurs/devenez-ecowacteur/les-particuliers/


Le premier réseau électrique intelligent arrive dans l’Ouest.

L’entreprise publique RTE (Réseau de transport d’électricité) va déployer quatre postes électriques « nouvelle génération » dans les régions Bretagne et Pays de la Loire. Le but  ? Anticiper la production d’énergie notamment en fonction des conditions météorologiques.

Les régions Bretagne et Pays de la Loire et ont été choisies pour devenir le territoire pionnier dans le développement des réseaux électriques intelligents. D’ici à 2020, l’entreprise publique RTE (Réseau de transport et d’électricité) va y installer quatre postes électriques et numériques. Grâce à cette nouvelle technologie, la société récoltera notamment des données météorologiques en temps réel qui lui permettront d’anticiper la production d’énergie.

Le réseau du futur

Le tout premier réseau électrique et numérique va s’implanter dans les régions Bretagne et Pays de la Loire d’ici à 2020. Deux postes électriques «  intelligents  » vont être déployés à Bezon, à côté de Ploërmel, et à Merlatière, près de la Roche-sur-Yon. Deux autres seront ensuite installés à proximité.«  Le réseau d’électricité doit être constamment en équilibre, précise François Brottes, président de RTE. Il faut que la production s’adapte tout le temps à la consommation.  » Équipés de capteurs numériques, ces quatre postes permettront de connaître en temps réel les réactions du réseau, d’anticiper les pics de production et donc de s’adapter plus rapidement.

Données météo

«  Les capteurs récolteront notamment des données météorologiques, comme la puissance du vent ou l’intensité du soleil. Ce qui nous permettra d’être plus réactifs, notamment en ce qui concerne la production d’énergies renouvelables.  » Des technologies qui permettront aussi de surveiller le bon état du matériel et d’anticiper les éventuels défauts. La société publique RTE va investir 30 millions d’euros pour le déploiement de ces innovations.

Les régions de l’Ouest lauréates

La Bretagne et les Pays de la Loire ont été sélectionnés dans le cadre d’un appel à projets pour devenir le territoire pionnier dans le développement des réseaux électriques intelligents.Dans les années à venir, le réseau de transport d’électricité envisage d’installer des postes électriques intelligents un peu partout sur le territoire national.

Ouest-France

Notre commentaire : Bonne nouvelle. Notre résistance donne des idées. Plutôt qu’une centrale au gaz coûteuse, inutile et polluante, la Bretagne choisit l’intelligence ! Reste à souhaiter que le message soit entendu par nos élus régionaux.