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Voiture solaire Heol. Rouler sans pétrole et sans nucléaire.

dimanche 2 août 2015, par Gérard Borvon

Une voiture électrique oui ! Mais sans pétrole et sans nucléaire.

Conçue en 2010 pour une traversée de l’Australie, la voiture solaire Heol n’en finit plus de montrer ses capacités en compétition. Une belle aventure qui, outre ses concepteurs, implique également de nombreux partenaires, tant industriels qu’institutionnels ou universitaires.

C’est sur le parking longeant la rue des Sternes, au Moulin-Blanc, que l’association Eco Solar Breizh avait choisi de convier, vendredi soir, ses partenaires, pour une démonstration grandeur nature de la voiture solaire Heol, à l’issue d’une période d’essais sur le circuit d’Albi (Tarn). Une démonstration qui venait à point nommé le soleil s’étant lui aussi mis de la partie. Conçue au départ ? c’était en 2010 ? pour une traversée de l’Australie, la voiture, mise au point par cette bande de passionnés, a, depuis, démontré sa fiabilité dans diverses régions du monde. En effet, après le Maroc où, en 2014, Héol a fini deuxième (et première française) d’une compétition réservée à ce type de véhicule, c’est à Abu Dabhi, au mois de janvier dernier, qu’elle a montré ses capacités sur la course d’endurance. Elles sont surprenantes ! La voiture peut en effet atteindre une vitesse de 110 km/h au terme de quelques centaines de mètres et d’une accélération étonnante. Autre surprise : le silence du véhicule qui annonce son approche par un léger sifflement et le bruit de ses pneus sur le bitume.

Soutiens industriels et universitaires

Soutenu dorénavant par un groupe d’entreprises partenaires implantées, pour beaucoup d’entre elles, dans la région et spécialisées dans des domaines variés (électronique, informatique, matériaux composites, etc.), le projet met en valeur le savoir-faire de ces industriels. Il bénéficie également de plusieurs soutiens, institutionnels ceux-là. Ainsi, celui de la région Bretagne, de Brest Métropole et du Conseil départemental des Côtes-d’Armor, la CCI de Ploufragan étant également partenaire. Sont également impliqués dans l’aventure le technopole et des établissements universitaires technologiques brestois. L’association présidée par Jean-Luc Fleureau n’oublie pas, en effet, le volet pédagogique et s’applique à sensibiliser les jeunes aux sciences et techniques. Ceci par l’intermédiaire de stages suivis, jusqu’à présent, par une cinquantaine de jeunes bretons, soit un peu plus de 20.000 heures de formation dispensées. Une belle aventure, donc, que ces passionnés entendent bien voir se poursuivre et se développer, à l’heure où le développement durable est de plus en plus d’actualité.

Le Télégramme